Un récit de découvertes à la recherche de classiques méconnus. États d'âmes pétillants d'un duo mère-fille, inspirés des plus belles portées.
Saturday, 12 November 2011
Rencontres fortuites
Quelle agréable surprise que de croiser ces « Femmes de bonne humeur » en déambulant à travers l'exposition de Diaghilev et les Ballets russes ! Pourtant l'écart semble grand (ne dit-on pas : un grand écart, en langage ballet ?) entre le compositeur napolitain Domenico Scarlatti (1685-1757) et ces danseurs du début XXe siècle.
Fils d'Alessandro (1660-1725), également musicien et compositeur, Scarlatti a passé la majeure partie de sa vie à la cour d'Espagne. On lui attribue d'avoir apporté fantasie et rythmes gracieux aux sonates pour clavecin souvent austères et sérieuses. Puis au début du XVIIIe siècle, les sonates de Domenico Scarlatti ont voyagé jusqu'en Angleterre (grâce à son ami le compositeur Thomas Roseingrave, rencontré en Italie) et ont connu un vif succès.
Ah ! l'Italie ! Ces âmes latines et de belle humeur ! Carlo Goldoni avait écrit la comédie « Les femmes de bonne humeur ». Or en 1916, à Rome, le grand chorégraphe des ballets de Diaghilev a signé son premier ballet important, mettant en scène ces femmes joyeuses gesticulant sur la musique sautillante de l'ancêtre de Naples. La bonne humeur, quelle brillante invention humaine !
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