Tuesday, 9 August 2011

Roussel et son ballet d'hexapodes



Aujourd'hui, avec quelques jours de retard... Je me plonge dans l'imagerie des impressionistes, ces compositeurs qui à l'image de Monet ou de Renoir, ont peint avec des portées des paysages d'une telle lumière que nos yeux fermés ou ouverts, nous sommes transportés dans la scène.

À l'instar de taches de couleurs, les grands noms de la musique impressionniste, Debussy ou Ravel, Liszt et Satie divisent et dispersent leur musique en une successsions d'expressions et d'impressions. J'ai été bercée par cette musique dans mon enfance, prise entre la Mer et les Gymnopédies. Et inspirée des articles précédent de la Belle Hélène, tout aussi plein d'images et de lumière j'ai décidé de m'y replonger, mais avec une oeuvre nouvelle, une oeuvre pour moi.

C'est ainsi que je trouvai Roussel, et son Festin de l'araignée. Armée des fragments symphoniques plutôt que du ballet tout entier, je m'émerveillai de la précision de ces images, on percoit l'insecte distrait et maladroit s'approchant inconscient de la toile, jusqu'à l'inévitable capture, et mon coeur se débat en écho au sien quand il se voit trappé. J'avoue que je serais très curieuse de voir une telle oeuvre dans sa forme originelle de ballet. Déjà, j'imagine avec clarté comment les soubresaults de la ballerine gracieuse pourrait mimé les virevoltes de la pauvre éphèmère...

Pour ajouter à l'écoute voici la liste des fragments symphoniques
  1. Prélude
  2. Entrée des fourmis
  3. Danse du papillon
  4. Éclosion de l'éphémère
  5. Danse de l'éphémère
  6. Funérailles de l'éphémère
  7. La nuit tombe sur le jardin solitaire.
Une oeuvre bien délicieuse malgré le triste et violent sujet qu'elle dépeint.

1 comment:

  1. Je ne croiserai plus quelque dame araignée sur mon chemin avec le même regard, celui d'avant cette découverte musicale. Tout un micro-univers à observer (oeil et oreille de concert), et à respecter.
    Merci à Albert Roussel... et à Del !

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